Claude Code v2.1.113 : binaire natif, durcissement des règles Bash et corrections en série
Un binaire natif à la place du JavaScript embarqué
Le changement le plus structurant de cette version est invisible au quotidien mais lourd de conséquences : la CLI ne lance plus un bundle JavaScript empaqueté. Elle exécute désormais un binaire natif Claude Code, livré sous forme de dépendance optionnelle propre à chaque plateforme. Concrètement, votre gestionnaire de paquets télécharge la variante correspondant à votre système d'exploitation et à votre architecture, et c'est ce binaire qui tourne.
Pour l'utilisateur, cela se traduit potentiellement par des démarrages plus rapides et une empreinte d'exécution mieux maîtrisée, sans dépendre d'un runtime Node embarqué dans le paquet. C'est aussi une base technique plus saine pour les évolutions à venir.
Sécurité : le sandbox et les règles Bash se durcissent
Plusieurs changements visent directement la surface d'attaque de l'agent. Le nouveau réglage sandbox.network.deniedDomains permet de bloquer des domaines précis, même lorsqu'un joker plus large dans allowedDomains les autoriserait autrement. Utile pour ouvrir un domaine entier tout en excluant quelques exceptions sensibles.
Côté Bash, le filtrage devient nettement plus strict :
- Les règles de refus s'appliquent maintenant aux commandes enveloppées dans
env,sudo,watch,ionice,setsidet autres wrappers d'exécution — un contournement classique désormais couvert. - Les règles d'autorisation
Bash(find:*)n'auto-approuvent plusfind -execnifind -delete, qui peuvent exécuter ou supprimer arbitrairement. - Sur macOS, les chemins
/private/{etc,var,tmp,home}sont traités comme des cibles de suppression dangereuses sous les règlesBash(rm:*). dangerouslyDisableSandboxne s'exécute plus hors sandbox sans demander de permission — la faille est corrigée.
À noter aussi : une commande multiligne dont la première ligne est un commentaire affiche désormais la commande complète dans le transcript, ce qui ferme un vecteur d'usurpation visuelle (UI spoofing).
Ergonomie du terminal : readline enfin complet
La saisie gagne en confort, surtout en mode multiligne. Ctrl+A et Ctrl+E déplacent maintenant le curseur au début et à la fin de la ligne logique courante, conformément au comportement readline attendu. Sous Windows, Ctrl+Backspace supprime le mot précédent. Et Cmd-Backspace / Ctrl+U suppriment de nouveau du curseur jusqu'au début de la ligne, après une régression.
En mode plein écran, Shift+↑/↓ fait défiler la fenêtre quand on étend une sélection au-delà du bord visible. Les URL longues qui se coupent sur plusieurs lignes restent cliquables dans les terminaux compatibles hyperliens OSC 8.
/loop, /ultrareview et Remote Control
La commande /loop s'améliore : appuyer sur Esc annule les réveils en attente, et ceux-ci s'affichent désormais comme « Claude resuming /loop wakeup » pour plus de clarté. /ultrareview démarre plus vite grâce à des vérifications parallélisées, affiche un diffstat dans la fenêtre de lancement et un état animé de démarrage.
Le Remote Control (clients mobile et web) progresse nettement : /extra-usage y fonctionne, l'autocomplétion des fichiers via @ est interrogeable, et plusieurs bugs sont corrigés — sessions qui ne diffusaient pas les transcripts de sous-agents, sessions non archivées à la fermeture de Claude Code.
Fiabilité : la fin des blocages silencieux
Un sous-agent qui se fige en cours de stream échoue désormais avec une erreur claire après 10 minutes au lieu de rester bloqué indéfiniment. La gestion des timeouts d'appels MCP concurrents est corrigée, là où un message destiné à un appel pouvait désarmer silencieusement le watchdog d'un autre.
La liste des correctifs est longue : tableaux Markdown qui cassaient quand une cellule contenait du code inline avec un caractère pipe, /insights qui plantait avec EBUSY sous Windows, compactage d'une session longue reprise qui échouait, erreurs 400 liées à l'effort sur des modèles qui ne le supportent pas ou sur Vertex AI, et l'erreur thinking.type.enabled is not supported avec Opus 4.7 via un profil d'inférence Bedrock. Les blocs d'images SDK qui échouaient font maintenant tomber proprement la session sur un texte de remplacement au lieu de la faire planter.
Ce qu'il faut retenir
Cette version n'apporte pas de fonctionnalité spectaculaire mais consolide les fondations : un lanceur natif, un sandbox et des règles Bash réellement étanches, et une expérience terminal alignée sur les standards readline. Pour qui automatise des tâches avec Claude Code, les gains de sécurité sur les wrappers Bash et deniedDomains méritent à eux seuls la mise à jour. Détails complets dans le changelog officiel d'Anthropic.